PREMIÈRE ÉDITION

Festival de soutien à l’émergence chorégraphique

Impression

Retrouvez ici l’intégralité des spectacles proposés dans le cadre du Festival IMpulsion 2018 !

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Les chenapans sont des habitants d’un monde où tout est possible. Dans une planète de souhait, où chaque chose est une invention. Les actes de créativité s’expriment simplement.
Dans ce monde insouciant, sans lois strictes, il existe encore les rêves. Comme des petits Leonardo da Vinci, les chenapans créaient des jeux ingénieux pour vivre le temps et non le tuer. Il n’existe pas de guerre dans ce monde, puisqu’ils ne grandissent que jusqu’à un certain âge. Le visage ne vieillit pas, les gens sont aimables et si par hasard quelqu’un pleure, ce ne sera pas des larmes, mais des pétales. Aucun support technologique mais seulement les corps et leur curiosité irrépressible. Jeux à corps libre comme la marelle, le combat des pouces, saute-mouton… et des jeux avec objet comme les mikados géants, les cartes géantes, la corde à sauter. Une corde à sauter qui permet la création de cette planète et une piñata qui est la cerise sur le gâteau. Tout le monde connaît l’histoire d’Hansel et Gretel et ils ont bien appris la leçon : « ne jamais accepter de bonbon de la part d’un inconnu ».

 

DISTRIBUTION 

Chorégraphes & interprètes : Francesco Colaleo et Maxime Freixas
Durée : 50 min

Tout public

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Votre attention s’il vous plaît.
Vous allez assister à un jeu en trois dimensions, qui a commencé depuis bien longtemps.
Cinq danseuses incarneront, pour vous, différents personnages. Un jeu de dames où tout vous sera dévoilé. Vous les verrez fortes, comme faibles, agissantes ou subissantes, mais elles n’abandonneront jamais et lutteront sans cesse pour gagner la partie. Ces femmes ne parcourront, sans doute, qu’un seul niveau de ce jeu, mais vous serez témoin des tactiques et de son évolution. Et cela vous permettra peut-être de pouvoir la continuer à votre tour et ainsi vous éviter d’avoir mauvaise conscience. « Jeu de Dames » souhaite sensibiliser le public sur la condition de la femme. Nous abordons le sujet avec légèreté et ironie, offrant de la sorte une double lecture de la pièce. Là où certains verront seulement de l’humour et du divertissement, d’autres pourront voir des propos liés aux injustices faites aux femmes.

 

DISTRIBUTION 

Chorégraphes : Francesco Colaleo et Maxime Freixas / Cie MF
Interprètes : Thaïs Desveronnières, Tiphanie Gallo Marchiando, Manon Jalade, Julie Knittl, Stella Mongheal

Durée : 16 min

Garces

Féminin du mot gars, la garce désigne au 16è siècle une jeune fille ou une femme. Cette ambivalence entre la fille/femme est le point de départ de notre désir de création. Dans une époque où le lissage est de rigueur, l’image de la femme parfaite et prête à l’emploi nous poursuit. Elle se doit d’être coquette mais naturelle, intelligente mais pas grande gueule, sexy mais pas vulgaire, épilée en toutes circonstances, maquillée sous la flotte, en talons même dans les pavés pour des jambes galbées, assumant tous les rôles de la bonne mère à l’amante aimante, du boulot à la popotte. Tout ça en perfusion à travers les médias, les séries, le marketing… « Au secours !!! Mais pourquoi nous ??!! »

“Nous, Fanélie et Sarah, alors en pleine construction identitaire, nous rencontrons et découvrons qu’on se pose les mêmes questions. A l’âge d’être une femme, la petite fille en nous est encore bien présente et on ne sait plus trop où on en est.
Est-ce grave ? Est-ce juste un léger retard lié à l’âge osseux ? Est-ce primordial ? Face à ces inquiétudes rencontrées très souvent dans nos pratiques du théâtre et de la danse, nous avons entrepris d’explorer ces états.
L’absurdité des contraintes de la vie d’une femme moderne, la violence de son quotidien pour plaire à tout le monde, nous a éclairées : cette image n’est qu’un fantasme, qu’un business manipulateur et avilissant. Notre part joueuse décide alors de s’attaquer à cette icône, de désacraliser la façade et de projeter l’envers du décor. Peu à peu les exigences s’effacent, la femme n’est qu’une garce… OUF ! Pour explorer l’être féminin, toutes nos ressources (artistiques et autres) ont été mises à profit. Danse, théâtre, chant, coaching et cure de raisins bien entendu !”
Ce spectacle est comme elles, inclassable et loufoque.

 

DISTRIBUTION 
Chorégraphe & interprètes : Sarah Chlaouchi & Fanélie Danger

Durée : 40min

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Un espace-temps de ressources, professionnel, artistique et humain.
Un partage d’outils, des rencontres, des réflexions entre les acteurs du spectacle vivant.
Un réseau d’artistes, d’administrateurs, d’initiateurs de projets multiples, pour fabriquer ensemble des solutions.
Une œuvre de la cité.
Chaque 28 du mois, nous nous réunissons lors d’un rendez-vous : la Grande Table.
La Grande Table est un espace d’échanges et de réflexions partagées à partir desquelles émergent parfois des problématiques communes. Pour y répondre, des modules s’inventent et se mettent en place. Jusqu’ici ce sont formés les modules : cellule d’essai, traversée de répertoire et rendez-vous production.
La volonté de FAB est de fédérer des artistes venant de toutes les disciplines, des administrateurs, des initiateurs de projets multiples du secteur culturel.Venez alimenter les discussions et aider au foisonnement d’idées !
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« Les corps sont pris dans un va et vient entre désir, cassure et recherche de soi ». Par la recherche et l’expérimentation de différentes matières corporelles, « In Vitro » met en scène la rencontre de deux entités. Des corps qui se frôlent, s’évitent, se désirent et fusionnent pour pouvoir exister. Deux êtres qui se cherchent et jouent des possibilités d’être ensemble. En traversant différents états physiques ils passent de l’équilibre à l’affrontement dans leur relation à l’autre, qu’elle soit fantasmée ou réelle.

DISTRIBUTION

 

Chorégraphie : Anne Queguiner
Interprétation : Emmanuelle Faure & Maxime Boissier
Conception musicale/photo : PJ Pargas
Durée : 30 min
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Laisser chaque mouvement prendre naturellement son sens pour ce qu’il est. Il doit vivre de lui-même, sans effort et sans but. L’apprécier avec justesse et bienveillance, contempler l’énergie qui lui donne naissance et vie. Le laisser ainsi instaurer la narration. Le danseur retrouve par cet exercice un espace d’expression organique, dans lequel il doit accepter de faire cohabiter ses mouvements avec ses émotions, sa mémoire et son énergie interne – le Qi chinois.

« Quand je me plonge au cœur même de cette création je peux me voir, là, ici et maintenant, et vous ? » Dai Jian

DISTRIBUTION

Chorégraphe et interprète : Dai Jian
Durée : 30 min
Remerciements : CND de Lyon, les Subsistances, le Croiseur, Le théâtre Pied Nu
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Partir. Contempler les paysages. S’observer, perdus en pleine mer. Parcourir les espaces. Atteindre le sommet d’une montagne. Faire l’expérience de soi dans l’immensité du monde.

THERMORÉGULATION SOCIALE : comportement social adopté par de nombreuses espèces animales (éléphant de mer, manchot empereur…) afin de réduire la consommation énergétique liée à la thermorégulation, c’est à dire au maintien d’une température centrale constante.

DISTRIBUTION
Créée & interprétée par Majorie Salles et Emmanuel Monneron
Musique : Clément Simounet

Durée : 20 min

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La lumière apparaît. Elle est faible. Au premier plan, on distingue un écran rectangulaire positionné au milieu de la scène/pièce. Un corps s’y dessine au travers. Il bouge lentement et semble s’y observer. La lumière s’intensifie peu à peu. On découvre, en fond de scène, un miroir qui s’étire sur toute la largeur du plateau permettant au spectateur de voir l’interprète de dos, se reflétant dans le premier panneau : on réalise alors que le panneau situé en premier plan est un filtre sans tain dans lequel l’interprète se regarde. La lumière se déplace sur l’écran situé au premier plan, permettant à l’interprète de choisir ce qu’elle donne à voir. S’installe alors un jeu de paraître où la danseuse, en se repositionnant sans cesse, tente de rendre compte de toutes les possibilités de son moi, mais toujours dans le souci de ce qu’elle veut que le public voit. L’interprète se perd dans la surenchère de mouvements qui deviennent de plus en plus absurdes. Elle se tord, mais ne sort jamais de l’espace délimité par l’écran duquel elle semble être prisonnière. Plus les mouvements s’enchaînent plus les sons numériques se font denses. C’est l’épuisement. Au moyen d’un maquillage très épais, ses traits disparaissent petit à petit. Le visage s’est effacé, elle est devenue aussi lisse que la paroi vitrée dans laquelle elle se regardait.  Il n’y a plus qu’un mannequin immobile et sans singularité derrière sa vitrine.

 

DISTRIBUTION

Concept et mise en scène : Simon Feltz
Scénographie : Joseph Schiano di Lombo
Interprète : Clémence Galliard
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“Emmêler”, est un spectacle physique et sensible à la croisée de la danse et de la musique.
 “Emmêler” c’est une ode à la vie, au genre humain avec ses fragilités, ses croyances, ses ressources et ses questionnements.
Une pièce où les corps se fondent, fusionnent sans pouvoir distinguer les un.e.s des autres et que puissent apparaître de ces masses en mouvement non-genrées, des individualités intimes et multiples.
L’abondance de vêtements, de possibles apparences viennent appuyer et interroger les frontières poreuses entre être et paraître.
Faire l’expérience d’une connexion métaphorique du masculin et du féminin, en soi, aux travers de rencontres, de jeux, de luttes… Pour aller au-delà de la question du genre. Une recherche de sincérité, une sollicitation du genre humain débarrassé des troubles historiques, sociologiques et culturels.

 

DISTRIBUTION

Création collective impulsée et guidée par Astrid Mayer
De et avec Astrid Mayer, danse / Raphaël Billet, acrobatie / Romain Joubert, musique
Création lumière & régie générale : Fabien Roux
Regards extérieurs théâtral et dramaturgique : Grégory Robardet, Guilhem Bréard
Regards extérieurs chorégraphique : Sandrine Roldan, Estelle Olivier
Regards extérieurs musical : Alexandre Girard
Remerciements : Anne-Valérie Gouiller, Garance Li
Production : groupe labs
Processus de création partagée avec les jeunes du Collège Jean Compagnon de Reyrieux.
Accueils en résidence : Le Croiseur – scène découvertes à Lyon, Le Théâtre du Bordeau de Saint-Genis-Pouilly, la SMAC La Tannerie La Truffe et les Oreilles, Le théâtre Astrée, Le Galet de Reyrieux, le Collège Jean Compagnon de Reyrieux.
Remerciements : le Centre National de la Danse en Rhône-Alpes, Studio Lucien – Compagnie Propos
Soutiens financiers : DRAC Auvergne Rhône-Alpes – service éducation artistique au titre de la résidence en collège, Conseil Départemental de l’Ain au titre de l’Aide à la création et de la résidence en collège, Inspection Académique au titre de la résidence en collège, la Ville de Bourg-en-Bresse aide au fonctionnement.
Durée : 50 min
Tout public à partir de 11 ans
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Ce triptyque est né d’un premier travail de recherche autour du corps pendant l’adolescence. Un corps individuel en transformation, mais également un corps à la recherche de contacts charnels et de liens affectifs et sociaux. La notion de sexualité a tout de suite fait partie intégrante de la chorégraphie, mêlant la notion du jeu, de l’intrigue voire de la peur. Parler des relations adolescentes, c’est exprimer ce qui se manifeste, motive, émeut et finalement met en mouvement ces êtres qui accostent les rivages de la puberté, en s’interrogeant sur les rapports qu’ils entretiennent avec leurs corps changeant et avec celui des autres.

Dans la seconde partie, nous avons pris le parti d’intégrer des corps plus matures, des corps toujours en évolution mais imprégnés d’une histoire de vie. Dans cet espace-temps, la relation à son propre corps et au corps de l’autre est une relation d’écoute, de partage et de respect. Une attention particulière a été portée sur les détails : le peau à peau, les regards ou même l’utilisation des espaces négatifs (distance entre deux choses). La notion d’osmose est également ressortie, amenant les personnages dans une fulgurance de l’instant.

Enfin, la dernière partie s’articule autour de corps diminués, parfois douloureux. Malgré quelques limites du corps imposées par l’âge, ces personnages sont vifs d’esprit, parfois même vicieux. La notion de temps ressort comme essentielle. Un « temps présent » qui est souvent distendu, laissant place à l’attente et la rétrospection. Un « air de temps », souvent incompris, créant un décalage entre ces personnages et le monde actuel. Et un « temps écoulé » qui laisse place à une beauté singulière, celle du vivre, de la sagesse et du don.

 

DISTRIBUTION

Chorégraphes et interprètes : Annelise Pizot et Pierre-Guillaume Villeton
Musiques : Avec l’aide complice de Thibault Cohade, montage musical d’après l’œuvre « Reality » de Richard Sanderson, « Infra 4 » de Max Richter, « Salt Photographs » de Brambles et « Sway » de Dean Martin.
Durée : 30 min
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“On est perdu dans la vie, dans ce que l’on écrit, dans ce que l’on crée, quand on veux s’interroger précisément sur la nature de l’identité de quelque chose… C’est peut être un état, quelque chose qui est tombé là, qui s’empare de vous et vous tient par les deux épaules fortement. Ça ne connaît pas de pause… Quand à l’origine ? On ne sait finalement pas trop d’où ça vient, où ça va et qu’est ce que c’est. C’est juste ça… Ou peut être autre chose, quelqu’un d’autre…”

L’identité nous est donné malgré nous, dès la naissance et, peu à peu, nous revient. Ainsi on devient “je” pour façonner cette identité, la détourner, la détruire ou simplement l’accepter. Mais avons nous réellement le pouvoir de choisir ? La pensée, l’identité nous modifie ? Nous torture ? Pouvons nous être “sans” un instant ? Si l’on revenait à la nature même, à l’essence, nous sommes juste chair et muscles… et puis de qui dépendons nous ? Par ce solo, je traiterai de la manière d’exorciser cette identité, danser quelque chose qui se passe entre les idées. Je ne voudrais pas que vous me donniez un nom et que vous me classifiez. Essayer de se raconter à travers une absence de quelque chose. Comment être ce qui nous attire pour disparaître ? Suis-je totalement ce que je danse, ou je ne le suis pas ou je devrais l’être, puisque c’est mon corps qui est là ? Il ne s’agit plus de connaître le monde ou l’être mais de transformer nos idées, dans une urgence de se jeter. Aller sur scène pour être soi-même. Sans avoir peur de l’inconnu, du fou et de l’innommable.

 

DISTRIBUTION

Pièce pour une danseuse

Chorégraphe et interprète : Marion Alzieu
Création musicale : Michael Avron
Production : Compagnie Ma’
Soutiens : Micadanses / Festival Mouvement Contemporain / Studio Le Regard du Cygne
Durée : 28 min

INFORMATION PRATIQUE

Tarif : prix libre

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